Archives par auteur: awilhelmy

Explorations pigmentaires

Ce matin, pour calmer la frénésie d’une semaine haute en émotion, je suis descendue dans l’Atelier des Presses du Bûcher pour explorer la teinture des papiers. Lors de l’impression de gravure en taille-douce, les papiers doivent toujours être mouillés. Je me suis donc demandé si certains pigments qui se trouvaient déjà dans ma maison pouvaient servir à vieillir le papier et lui donner une texture et une coloration particulières.

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La fabrication artisanale du papier

Tout commence par des matières brutes. Du coton, du lin, collectés auprès de fabricants ou de transformateurs de textiles (des entreprises qui font des draps, des vêtements, et qui savent exactement ce que contiennent les fibres qu’ils utilisent). Avant, ce travail était celui des chiffonniers, qui faisaient le tour des arrières-boutiques pour récupérer la moindre retaille de tissu. L’acquisition de cette matières est désormais très compliquée, en raison des fibres synthétiques qui sont souvent mélangées aux fibres naturelles, et qui empêchent l’utilisation de ces tissus dans la fabrication du papier.

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    Presse à linogravure

    Depuis plusieurs mois, j’imprime avec ma belle Livernoise, une presse à épreuves, faite pour imprimer de la typographie, d’abord et avant tout. Les résultats sont formidables pour l’impression de caractères, en métal ou en bois, mais les résultats d’impressions de linogravures sont plus irréguliers. Parfois, ça fonctionne comme un charme et parfois, l’image est un...

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    • Félix3 février 2022 - 18h51

      Moi je rajouterai des leurs ou des motifs, avec un autre médium, par dessus.
      Celle des arbres était mieux réussi à mon humble avisRépondreAnnuler

      • awilhelmy3 février 2022 - 20h43

        Je suis tout à fait d’accord: l’arbre et la forêts sont beaucoup mieux, mais mon intérêt n’était pas vraiment là en l’occurence. L’idée c’était d’avoir quelque chose de très précis, pour faire un test. Et cette lino est bien plus précise que les deux autres.RépondreAnnuler

    • Félix3 février 2022 - 18h52

      Moi j’ajouterais des motifs par dessus, avec un autre médiumRépondreAnnuler

    Les corsages

    Cette enquête vestimentaire a quelque chose de très concret, mais également – bien sûr – de très romanesque. Dans le texte sur lequel je travaille présentement, qui s’intitule provisoirement «Peau de Sang» (autrefois, La plumeuse ou La Sauvagine), le conte de Peau d’âne (Perrault) joue un rôle prépondérant. Les vêtements y sont à la fois révélateurs des caractères et tromperies enfilées les unes par-dessus les autres.

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      IMPRIMER le coton à fromage

      Aux Îles-de-la-Madeleine, j’ai fait la rencontre de Paul Livernois, l’ancien propriétaire de ma presse à imprimer. Contrairement aux typographes, voire aux graveurs, Paul, en tant qu’artiste en arts visuels, s’est généralement servi de l’étape de l’impression comme d’un point de départ plutôt qu’un point d’arrivée. Ceux qui cherchent à créer des oeuvres sérielles désirent généralement que chaque exemplaire soit en tout point identique aux autres. Paul, au contraire, imprimait tout et rien, puis il utilisait cette impression comme point de départ à son oeuvre, en la complétant avec de l’encre et de la peinture à l’huile. Dans les prochains mois, je partagerai plus en détail son travail avec vous.

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        Linogravure: un accéléré de l’apprentissage en art

        J’avais envie de partager avec vous cette progression d’une version à l’autre car je trouve qu’elle illustre bien le processus de création littéraire également. On apprend et évolue en explorant, en acceptant de recommencer, de se tromper de chemin en attendant de trouver le bon. Il n’y a pas de pas perdus.

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        • Mirita Rodríguez7 novembre 2021 - 7h46

          Être insatisfait est propre à l’artiste.  Le résultat satisfaisant est accessible à quelques-uns,  mais le bonheur de l’oeuvre achevée est un privilège qui vous appartient. Alléluia!RépondreAnnuler

        Le grand écart

        Au coeur de ces deux projets: l’apprentissage de nouvelles techniques, de nouveaux procédés. Imprimer sur des presses de plus de 100 ans, fabriquer son propre papier, sculpter des dessins dans le linoléum, filmer en stabilisant l’image, enregistrer des pistes audio suffisamment claires pour créer des capsules de qualité: je dois comprendre et maîtriser des langages aux antipodes les uns des autres. Le très mécanique et archaïque d’un côté, le très numérique de l’autre. 

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