Archives par auteur: awilhelmy

Dans l’atelier de Perrine Leblanc

Le propriétaire venait d’abattre un arbre immense et protecteur dans la cour arrière de l’îlot de chaleur montréalais où je vivais depuis 2009 pour faire pousser dans le gravier un stationnement dégueulasse. Il a proposé de me louer une place pour 250 $ par mois, mais je n’ai pas de voiture et je ne conduis pas, je marche. J’avais envie de me rapprocher de la mer, alors j’ai cassé le bail et j’ai fait mes bagages.         

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  • Leblanc19 août 2021 - 2h39

    Salut Perrine, c’est toujours un plaisir de te lire et une satisfaction à la fin.👍😉RépondreAnnuler

La soupe aux méduses

‘est la première fois que je parviens à observer de manière si claire la manière qu’a mon cerveau d’absorber le réel, de m’en imprégner, puis de l’oublier avant qu’il resurgisse sur une tout autre forme. Je savais déjà que la fiction nait en moi d’un contact biaisé avec le réel, mais je n’avais pas réussi à l’observer de manière si tangible, si concrète.

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    L’onomastique

    Il arrive cependant que je sois ma principale adversaire et que, devant le plateau de jeu, je bloque sur un élément simultanément essentiel et dérisoire, et que l’ensemble de l’écriture en soit désorganisée. Des aspects du texte m’échappent à moi-même et il me faut alors trouver des stratégies afin de contourner les barrières dressées par mon propre cerveau. Ces derniers mois, l’une des résistances que je rencontre concerne l’onomastique, et plus spécifiquement le nom de ma protagoniste.

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      Dans l’atelier de Chloé Savoie-Bernard

      Les choses me rentrent sous la peau et j’ai de la difficulté à établir une frontière entre moi et le monde, entre moi et la politique, entre moi et les autres. Si je reste inerte, je m’en veux encore plus de ne rien faire. Tout rentre : tout sort. Il me faut bouger, essayer de mettre mes idées en place, de me rendre utile ; possiblement aux autres, possiblement à moi-même. Mes pensées s’enroulent souvent les unes sur les autres. Deviennent des nœuds. Je dois trouver des façons de les lousser pour tenter de m’en défaire, mais passe-t-on jamais à autre chose ? La souffrance reste, revient, repart. La mienne, celle des autres.

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        Comment on apprend

        De toute évidence, ma pensée se déploie en projets. Après, ce n’est jamais grave si ledit projet ne porte pas fruit, là n’est pas l’enjeu. C’est l’importance d’une «destination» qui émane de ces observations: évidence, je dois avoir une vision dirigée dans ma tête, sentir que j’avance vers quelque part.

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          Dans l’atelier de Karoline Georges

          Mon atelier de création numérique est distinct de mon bureau d’écriture ; le premier est rempli d’équipement technologique, d’ordinateurs, de piles de documents à trier. C’est là où je réponds à mes messages, où j’accède (de moins en moins souvent) aux réseaux sociaux. Quand je passe de l’atelier à mon bureau d’écriture, je me déconnecte complètement du monde, au sens propre comme au figuré. J’utilise mon ordinateur d’écriture comme une machine à écrire, sans accès au réseau. Donc sans aucune distraction. Dans mon bureau, tout est blanc. Les murs vides, la table de travail, la bibliothèque, ma chaise de lecture, que du blanc. Couleur canevas vierge. Je suis entourée de plantes.

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            Le meuble à Giguère

            Pierre Filion, directeur de Leméac éditeur, est aussi un imprimeur artisanal qui a rassemblé l’une des plus grandes collections de caractères au plomb, caractères à la casse et caractères de bois du Québec. Dans le cadre de la formation en impression artisanale que je suis avec lui aux Ateliers du Silence, il a accepté que je le film en train de parler du précieux meuble à Giguère, une bibliothèque de caractère de bois qu’il a acheté de Rolland Giguère voilà plusieurs décennies.

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