Archives par catégories: Réflexion

La soupe aux méduses

‘est la première fois que je parviens à observer de manière si claire la manière qu’a mon cerveau d’absorber le réel, de m’en imprégner, puis de l’oublier avant qu’il resurgisse sur une tout autre forme. Je savais déjà que la fiction nait en moi d’un contact biaisé avec le réel, mais je n’avais pas réussi à l’observer de manière si tangible, si concrète.

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    L’onomastique

    Il arrive cependant que je sois ma principale adversaire et que, devant le plateau de jeu, je bloque sur un élément simultanément essentiel et dérisoire, et que l’ensemble de l’écriture en soit désorganisée. Des aspects du texte m’échappent à moi-même et il me faut alors trouver des stratégies afin de contourner les barrières dressées par mon propre cerveau. Ces derniers mois, l’une des résistances que je rencontre concerne l’onomastique, et plus spécifiquement le nom de ma protagoniste.

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      Comment on apprend

      De toute évidence, ma pensée se déploie en projets. Après, ce n’est jamais grave si ledit projet ne porte pas fruit, là n’est pas l’enjeu. C’est l’importance d’une «destination» qui émane de ces observations: évidence, je dois avoir une vision dirigée dans ma tête, sentir que j’avance vers quelque part.

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        Un an de sauvagine

        Il y a un an jour pour jour, le 16 mai 2020, je déménageais dans ma précieuse Sauvagine, achetée trois mois plus tôt grâce un alignement d’étoiles assez étonnant qui m’a amenée, quelques semaines avant le premier confinement, à planifier mon départ de la ville, juste avant que les prix de vente explosent et que...

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          La paix dans les mains

          Je devinais bien, dans mes romans, cette importance du tangible. J’écris sur des femmes qui ne sont que ça: tangible, intuitive, dans le rapport continuel à la matière, et toujours dans une sorte de fluidité où elles en viennent à être la matière qu’elles transforment ou habitent. Cela m’aura tout de même pris quinze ans avant de comprendre que cette paix des mains, des gestes, était transférable, applicable à moi comme à elles, et à imprimer dans mon corps, ce que je savais pourtant déjà d’instinct.

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            Les jaillissements

            Maintenant que j’ai terminé le manuscrit de Plie la rivière, mon esprit se dépose tout doucement, se replonge dans le bain de l’invention. Pendant cette période de création, tout est texte, tout est fiction. Je perds souvent les chemins qui m’amènent vers une idée, mais parfois tout est clair: l’idée aboutie, ce qui m’y a menée. J’aime immensément ces grandes transparences, ces moments où toutes les couches de pensées se superposent de manière limpide.

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              Le temps de l’Ours

              On ne sait pas très bien ce qui nous retient de terminer un projet, ce qui nous éloigne d’un texte qui semblait «le plus important de tous» au moment où nous le pensions, et qui est plutôt, au moment de le finir, un poids dont on se meurt de se délester.

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              • Alina Dumitrescu25 janvier 2021 - 19h51

                Les décalages, les époques, le délestage. Différence entre Arret sur image et film qui coule!  Déjà ailleurs, dans les créations parallèles!RépondreAnnuler

              • Claudine Vézina20 février 2021 - 7h21

                Toujours aussi fascinant de te lire.
                Le décalage que tu décris si bien (merci!) a toujours été le plus gros écueil dans mon processus d’écriture. (Dans ma vie professionnelle également, puisque dès que je connais, que je sais, je veux partir…)
                Je ne sais pas pourquoi on parle sans cesse du syndrome de la page blanche. Rien ne fut pire que ce décalage vécu pendant près de 6 ans (c’est long, 6 ans!) pour terminer un roman qui ne goutait plus rien et qui, je le savais, ne pourrait jamais me satisfaire.
                J’ai appris, tout de même. Et je me suis fait la promesse…RépondreAnnuler

                • awilhelmy20 février 2021 - 19h39

                  Je compatis. L’exercice de « finir » est toujours un peu fastidieux. Je perds patience, quand j’ai compris comment tout fonctionne. De texte en texte, on apprend et on comprend mieux comment travailler, mais je ne pense pas être en mesure de me débarrasser complètement de cet agacement de la fin, un jour…RépondreAnnuler